Chachapoyas
Bonjour a tous,
J-1: Chachapoyas
Me voila a nouveau sur la route en direction de chiclayo ou je prendrai un autre bus pour Chachapoyas…
En faisant ce voyage, je ne me serais jamais imaginee a quel point ces endroits sont aux antipodes de ce que l’on a l’habitude de voir.
Je vais tenter de vous faire partager tout ce que j’ai vu…autant Lima est une grande ville a laquelle il est facile de s’accoutumer autant Chiclayo est une ville ou plutot un village ou l’on a l’impression qu’elle est en contruction tant ces rues sont en chantier! Les routes sont inachevees, les voitures sont dans un etat qu’on arrive meme a se demander comment elles continuent de rouler. ..et malgre toute cette pauvrete flagrante, les gens ont le sourire aux levres et sont toujours presents quant il s’agit de rendre service. Je ne vous cache pas que je me suis sentie un peu comme un objet de foire tant je suis la seule touriste dans ce genre de region.
Apres plus de 10 heures de car, me voila maintenant en route pour Chachapoyas et plus presicement un petit village du nom de San Jeronimo peu avant Pedro Ruiz, situe dans la Cordilleres des Andes. Arrivee apres plus de 9heures de route, me voila qui debarque dans la ville de Chachapoyas…il est 5h30 du matin quand je suis a la recherche d’un hotel qui puisse m’accueillir. Voila que a quelques rues de la station de car et grace l’aide d’un habitant, j’arrive a l’hotel. Avec mes trois mots d’espagnol j’arrive a louer une chambre pour y dormir quelques heures.
Lendemain matin, il est temps d’enfin arriver a San Jeronimo, la raison de mon voyage au Perou.
Premiere chose, trouver la station de taxi afin de pouvoir me rendre “al puente San Jeronimo” ou est suppose m’attendre Annie, une des collaboratrice de Nicolas Dubois grace a qui j’ai pu me rendre la-bas.
Me voila donc dans un taxi avec deux allemandes et un peruvien en direction de Pedro Cruiz…une heure plus tard , nous arrivons a mon fameux pont ou Annie doit m’attendre. Malheur je ne vois que trois peruviens assis a attendre que des touristes tels que moi viennent se perdre au milieu de nul part.
Vous pensez bien que ces gens-la ne parlent pas anglais aussi bien que moi je ne parle pas l’espagnol. La, j’essaye de bredouiller quelques mots tels que “ Perdone, estoy espendare Annie”, une des personne, un vieillard se dirige vers moi et me demande de l’argent pour manger. Un peu perdue et esperant qu’en echange de quelques soles il me conduise jusqu’au village qui est dans la foret a deux heures de la et qui est impraticable en voiture. Premierement je me fais honteusement avoir vu que je lui ai donne 50 soles sans rien avoir et deuxiement un des autre homme se trouvant la tente a son tour de m’estorquer de l’argent. Heureusement au meme moment, je vois arrive une voiture d’ou une femme m’appelle et me dit en espagnol qu’elle s’appelle Annie. Elle me demande si je suis bien Macha et c’est la que j’ai eu envie de lui repondre “qui d’autre peut venir se perdre ici”…malheureusement mon espagnol n’y est pas et mon humeur n’etait pas a la plaisanterie. J’etais juste tres heureuse qu’elle soit la! Voila donc que je me dirige enfin vers le pourquoi de ce voyage…ce fameux petit village ou Nicolas y a fait construire une ecole suite a la disparition tragique de son frere et sa belle-soeur dans un accident d’avion.
Pensant que j’etais enfin arrivee, jessayais tant bien que mal de surmonter ma peur d’etre seule au milieu de nul part en ne comprenant strictement pas un traitre mot de ce qu’ils me racontaient…voila qu’au milieu de ce que eux appelle une route, on apercoit un eboulement de terrain ce qui rendit impossible le passage de la voiture. Il fallut donc se debrouiller afin de rendre celui-ci accessible…nous voila donc en train de degager la route de nos propres mains avec l’aide de deux villageois se trouvant par hasard sur cette route completement deserte. Au bout d’une heure de labeur, de fous rires, nous voila enfin a nouveau en route vers le village situe en haut de la forest.
Je decouvris enfin ce que j’avais vu en video a Bruxelles…l’ecole construite grace a Nicolas, sa maison, qu’il me prete gracieusement et dans laquelle je vais poser mes valises pendant un mois.
Annie me presente aux villageois, me fait visiter le village…et la je reste pentoise devant toute cette beaute mais egalement cette pauvrete qui habite ces gens. Ils vivent dans des maisons qui font la taille d’un grand salon. Ils se partagent les lits, se lavent dans le jardin, se soignent comme ils peuvent et malgre ca, ont le sourire aux levres…je vous assure qu’en voyant ca, on realise qu’on a une chance enorme. C’est vrai, nous avons tout ce que nous desirons a porter de mains, il suffit de demander. Ici c’est a peine si le telephone fonctionne alors oubliez internet, la tele, et tout ce dont on a l’habitude d’avoir.
Le depaysement est donc enorme, peut etre trop pour une seule personne…je suppose qu’apres quelques jours d’adaptation ca ira mieux…je l’espere car ca commence a faire beaucoup de changement et de difficulte tant la langue m’est completement inconnue.
En esperant que demain sera un jour meilleur, je vous souhaite une bonne soiree.
J-2: Village de San Jeronimo
Me voila deja a mon deuxieme jour au village, le reveil ne fut pas comme je l’esperais…je n’ai pas pour habitude de me faire reveiller a 5h du matin par les coqs du coin. Essayant donc par tous les moyens de retrouver le sommeil, voila que j’y parviens lorsque quelques minutes plus tard un autre coq decida lui aussi de prendre un malin plaisir a chanter sous ma fenetre. Il est donc l’heure de se lever…vous allez me dire pourquoi donc se lever aux aurores quand il n’y a strictement rien a faire? Bonne question! Moi meme je n’en avais aucun idee.
Je finis donc par me lever esperant trouver une occupation car malheureusement pour moi, l’ecole ne reprend que dans un semaine. Etant presque coupee du monde, j’essaye en vain de contacter mes proches afin de les rassurer…quelques minutes plus tard, je parviens a trouver un peu de reseau en me penchant a la balustrade de la terrasse. Dois-je vous rappeler qu’autour de moi il n’y a que montagnes, coqs, anes, cochons, poules, en soi les animaux de la ferme ainsi que ne l’oublions pas, les petits “ninos” courant de part et d’autres. Ideal, si comme moi, vous desirez vous rappeller les vraies valeurs de la vie…enfin avec moderation. Remarquez, c’est parfait pour une introspection
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Mon moral n’etait donc pas au beau fixe ce matin. Il a fallu que je vois la tete de ces enfants pour me redonner l’envie de rester et leur apporter un petit plus dans leur vie.
Un sourire d’enfant ne permet-il pas de gravir des montagnes?
Encore une journee de passee et je tiens a vous dire que malgre toutes mes craintes, finalement c’est un reel plaisir d’etre ici et de pouvoir avoir la chance d’entrer dans la vie des gens, de participer a leurs activites…de tenter de vivre comme eux pendant les semaines a venir.
Je ne cesserai de le dire mais ils sont vraiment adorables!















